Jésus, j’ai confiance en Toi !

En ce dimanche 16 avril consacré à la Divine miséricorde, les pèlerins, venus d’horizons divers, étaient accueillis en l’église Notre Dame de l’Assomption à Orchies, pour confirmer ou apprendre de cette confiance totale en Jésus.

Jésus, j’ai confiance en Toi !

En ce dimanche 16 avril consacré à la Divine miséricorde, les pèlerins, venus d’horizons divers, étaient accueillis en l’église Notre Dame de l’Assomption à Orchies, pour confirmer ou apprendre de cette confiance totale en Jésus. L’animation musicale de la journée était assurée par le groupe du Buisson Ardent. La messe, présidée par l’abbé Emmanuel Canart, fut célébrée avec tous ceux qui souffrent. Un parcours de pèlerinage était proposé dans l’église devant Jésus en croix pour demander la grâce de Contrition, devant la Vierge Marie pour la grâce de l’Humilité, devant le baptistère pour la grâce de la Foi,  devant le Saint Sacrement pour la grâce de l’Intimité avec Jésus, devant le tableau de Jésus miséricordieux pour la grâce de la Confiance.

La journée a été marquée par l’enseignement dispensé par sœur Agnès-Marie Jarczewska, polonaise et auteure d’un mémoire sur le père Joseph Andrasz, dernier confesseur et directeur spirituel de sainte Faustine Kowalska et vrai apôtre de la Divine miséricorde jusqu’à la fin de sa vie. Après la mort de sœur Faustine en 1938, le Père Andrasz  a pris l’initiative de rassembler soigneusement tous les souvenirs sur sœur Faustine et notamment son Petit Journal dans lequel sont transcrites les paroles reçues du Christ.

Avant de prendre la parole, sœur Agnès-Marie entonna en polonais  un chant en l’honneur de la Madone noire de Czestochowa, chant dont le refrain fut repris en chœur par une assemblée toute acquise :Madonno, Czarna Madonno, Jak dobrze Twym dzieckiem być! O, pozwól, Czarna Madonno,  W ramiona Twoje się skryć!

Madone, Madone noire, Qu'il est bon d'être ton enfant! Ô, Madonne noire, laisse-moi, me réfugier dans tes bras!

En préambule, elle rappela que la confiance relève d’une attitude biblique de la foi et de l’abandon à Dieu dans l’accomplissement de sa volonté. La Bible définit la Miséricorde de Dieu comme la toute puissance de l’Amour de Dieu. Et de citer Néhémie 9,31 : Dans ton immense miséricorde, tu ne les as pas exterminés. Tu ne les as pas abandonnés, car tu es un Dieu tendre et miséricordieux.  Et aussi la 1ère lettre de saint Pierre 1,3: Béni soit Dieu(…) dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Et encore la référence à l’enfant prodigue relatée dans l’Evangile selon saint Luc 15,20-24 : Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion. Il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Puis, dans  son message, elle nous a menés au cœur même de la dévotion à la miséricorde transmise par Jésus à  sœur Faustine sur trois points centraux :

1-Le tableau avec l’inscription « Jésus, j’ai confiance en Toi » :

Le premier tableau de la Miséricorde Divine a été fait en 1934 dans l’atelier du peintre Eugène Kazimirowski à Vilnus et ce, sous les indications de sœur Faustine elle-même. Le tableau de Jésus Miséricordieux est une image extraordinaire par son origine, le Christ lui-même en étant le premier auteur. Il s’est révélé tel à sœur Faustine au couvent des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde à Płock, le 22 février 1931 en lui demandant de peindre son image. Sœur Faustine relata ainsi cette vision dans son « Petit Journal » : Ce soir, alors que j’étais dans ma cellule, j’ai vu le Seigneur Jésus revêtu d’une tunique blanche. Il avait une main levée pour bénir et de l’autre il écartait son vêtement sur sa poitrine. De sa tunique entrouverte jaillissaient deux grands rayons, l’un rouge et l’autre translucide (…) Au bout d’un instant, Jésus m’a dit: « Peins un tableau selon le modèle que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en toi. Je désire que l’on vénère ce tableau d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. 

2-Le chapelet à la Miséricorde :

A sœur Faustine, Jésus en précisa le rôle et indiqua la façon de le réciter : Cette prière sert à apaiser ma colère. Tu la réciteras pendant neuf jours sur un chapelet ordinaire de la manière suivante : tu diras d’ abord un Notre Père, puis un Je vous salue, Marie et Je crois en Dieu. Ensuite, sur les grains du Notre Père, tu diras les paroles suivantes : « Père Éternel, je t’offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. » Sur les grains du Je vous salue, Marie, tu diras les paroles suivantes : « Par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier. » A la fin du chapelet, tu diras trois fois ces paroles : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, aie pitié de nous et du monde entier ».

3-La diffusion de la Vénération de la Miséricorde :

Le devoir de propager le message de la Divine Miséricorde s’enracine dans le sacrement du Baptême. Il est aussi le devoir de l’Eglise, et donc de tous les fidèles. En août 2002, lors de la messe célébrée à Cracovie, le pape Jean Paul II a proclamé : « Le grand temps est venu  pour que le message de la Divine Miséricorde verse de l’espérance aux cœurs des hommes et devienne la flamme d’une civilisation nouvelle, civilisation d’amour. »

A l’issue de la prière commune, sœur Agnès-Marie témoigna de la présence  de Jésus miséricordieux dans sa vie.

                                                                                     Roger Roussel

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Article publié par Paroisse Ste Marie en Pévèle Scarpe • Publié le Dimanche 23 avril 2023 - 20h34 • 567 visites

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